L’artiste de 70 ans avait déjà été condamnée en première instance pour s’être fictivement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, avoir dissimulé une donation en prêt en 2013 et avoir fait transiter une somme via les États-Unis en 2014. Elle annonce ce mercredi se pourvoir en cassation.
L’actrice Isabelle Adjani a été condamnée en appel ce mercredi 1er juillet à 10 mois de prison avec sursis pour des faits de fraude fiscale aggravée. La comédienne, qui a reçu à cinq
reprises le César de la meilleure actrice, devra également payer 10 000 euros d’amende.
Le parquet général avait requis en avril une peine de 18 à 24 mois de prison et 250 000 euros d’amende, avec exécution provisoire.
« Je vais être honnête, je n’ai jamais rempli une fiche d’impôt. Et heureusement, car ça aurait été désastreux (…). J’ai la phobie des papiers », avait expliqué Isabelle Adjani, la voix serrée, à la barre.
« La sanction pénale est drastiquement diminuée »
La cour d’appel de Paris a confirmé sa culpabilité, mais a réduit la peine prononcée : en décembre 2023, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamnée à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 250 000 euros d’amende pour s’être fictivement domicilié à l’étranger, au Portugal, entre 2016 et 2017.
Elle avait également été condamnée pour avoir dissimulé une donation en prêt en 2013 et fait transiter une somme via les États-Unis en 2014.
« Tout ça pour ça, la sanction pénale est drastiquement diminuée », a estimé auprès de l’AFP Me David Lepidi, l’un des avocats d’Isabelle Adjani, qui s’est dit « extrêmement soulagé » par l’arrêt de la cour d’appel, mais a toutefois annoncé se pourvoir en cassation.
« Il est évident qu’elle était résidente en France »
La star, phobique administrative selon ses dires, avait dénoncé les agissements de l’un de ses conseillers fiscaux, qui avait promis de « remettre de l’ordre dans ses affaires ».
« Faussement, comme tous les prédateurs que j’ai eu la chance de croiser sur ma route », selon l’actrice, qui s’était estimée, lors de son procès en appel début avril, « punie d’avoir été volée » et « coupable d’être victime ». Non sans émotion, elle s’était décrite comme une « proie idéale », « victime d’escroqueries successives » bien au-delà du cadre fiscal. Lire la suite sur https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/isabelle-adjani-condamnee-en-appel-a-10-mois-de-prison-avec-sursis-pour-fraude-fiscale-aggravee-et-10-000-euros-damende-01-07-2026-P2QQTXGEPBFRNNFTBEFPET2IKY.php
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