Un spécialiste rappelle 4 choses importantes à savoir sur le cancer de la prostate.
Avec près de 60 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est de loin le plus fréquent chez l'homme. Il est heureusement de bon pronostic, avec un taux de survie à 5 ans de plus de 90 %. Malgré sa fréquence et son impact, le cancer de la prostate n'est pas toujours bien connu et compris : certaines idées reçues ont la vie dure.
Le professeur Prabhakar Rajan, urologue et chirurgien spécialisé dans le cancer de la prostate à Londres, souhaite justement faire mieux connaître cette maladie. D'abord, il rappelle que même si le dépistage du cancer de la prostate n'est pas recommandé de façon généralisée, tout patient peut le demander s'il le souhaite à partir de 50 ans. Il faut cependant savoir que le dépistage - qui repose g
énéralement sur un toucher rectal et un dosage sanguin du TSA - manque de fiabilité et peut détecter un cancer qui n'aurait pas évolué. De l'autre côté, un cancer de la prostate détecté tôt est plus facilement traitable : les chances de guérison et de survie sont donc meilleures.

Si le dépistage peut être réalisé chez un patient qui n'a aucun symptôme, certains signes doivent pousser à consulter un professionnel de santé. Les signes d'alerte incluent des douleurs dans le bas du dos, le bassin ou les hanches, une perte de poids inexpliquée, la présence de sang dans les urines ou le sperme, ainsi que des difficultés à obtenir ou maintenir une érection, liste le Pr Rajan dans le Telegraph. Aussi, même si les troubles urinaires sont fréquents avec l'âge, vous devriez consulter si vous avez des difficultés à uriner ou si vous avez l'impression que votre vessie ne se vide pas complètement. Un jet faible, une envie d'uriner plus fréquente que d'habitude - en particulier si elle est soudaine et pressante - ainsi que des fuites avant ou après la miction nécessitent également des examens, continue-t-il.
En cas de diagnostic d'un cancer de la prostate, le Pr Rajan explique que la chirurgie est loin d'être systématique. Nous pouvons désormais proposer différents traitements, tels que la surveillance active (où un cancer à croissance lente est étroitement suivi sans traitement immédiat), les thérapies focales (qui consistent à geler la zone cancéreuse, la chauffer par ultrasons ou la détruire par impulsions électriques), ou la radiothérapie, précise-t-il. Le traitement est donc aujourd'hui adapté à chaque patient. Lire la suite sur https://www.linternaute.com/sante/maladies/9847160-article-cancer-prostate-chirurgien/#utm_source=MagNews&utm_medium=email&utm_campaign=Sante_23/02/2026&een=56e4afb524b20c898ad63cea5642b879&seen=2&gbmlus=c563b8e900d80bfce9dec6cc86faaf6d82ba9713e4d59ada015a98dd6e1c968e