Alors que la majorité des sélections ont déjà entamé leur trêve internationale, le Mali reste dans l’incertitude. La crise qui secoue sa fédération, combinée à l’annonce tardive de la liste des Aigles du Mali, plonge ce rassemblement dans un climat inédit de doute et d’attente.
La dernière CAN 2025 avait pourtant montré que le Mali pouvait rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Sans se distinguer par son jeu offensif, les Aigles du Mali avaient fait preuve d’une réelle solidité collective, résistant notamment au Maroc avant de se qualifier difficilement pour les quarts de finale après un huitième de finale tendu face à la Tunisie. Leur parcours s’est finalement arrêté face au Sénégal, futur champion d’Afrique, aujourd’hui déchu de son titre par la CAF.
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p>Une élimination frustrante mais loin d’être honteuse, tant les Maliens avaient démontré qu’ils disposaient de l’effectif et de la discipline nécessaires pour viser plus haut. Sur le terrain, l’équipe semblait en progression, portée par une génération talentueuse et par l’expérience du sélectionneur belge Tom Saintfiet. En coulisses, cependant, les fondations du football malien commençaient déjà à montrer des fissures, annonçant des turbulences pour l’avenir.
Quelques jours seulement après cette performance continentale, la crise institutionnelle a éclaté au sommet du football malien. Une vague de démissions a secoué la Fédération malienne de football, entraînant la chute de son président, Mamoutou Touré, surnommé « Bavieux ». Treize membres du comité exécutif ont quitté leurs fonctions, ce qui a conduit, selon les statuts de l’instance, à la dissolution automatique de l’organe dirigeant. Le football malien s’est alors retrouvé plongé dans une zone grise administrative, avec à l’horizon la tenue d’une assemblée générale élective et même la possible mise en place d’un comité de normalisation supervisé par la FIFA.
Dans ce contexte instable, l’avenir du sélectionneur Tom Saintfiet s’est retrouvé lui aussi fragilisé, le ministère des Sports ayant publiquement demandé la résiliation de son contrat. Entre tensions politiques, rivalités internes et incertitudes juridiques, la sélection nationale s’est retrouvée au cœur d’un climat délétère, dont les premières répercussions sportives ne se sont pas fait attendre.
Des joueurs-détectives pour deviner leur convocation
Cette instabilité a éclaté au grand jour à l’approche de la trêve internationale de mars. Alors que la plupart des sélections avaient déjà publié leurs listes de joueurs, le Mali est resté étonnamment silencieux. Aucun communiqué officiel, aucune conférence de presse, et surtout aucune liste complète de joueurs n’a été divulguée pendant plusieurs semaines. Les supporters ont dû se transformer en enquêteurs improvisés, reconstituant l’effectif convoqué par fragments via les annonces des clubs sur les réseaux sociaux. Lire la suite sur https://www.afriquesports.net/actualites/federation-en-crise-liste-tardive-le-mali-au-coeur-du-chaos-federal
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