Après le séisme de l’élimination, l’Italie se tourne déjà vers la reconstruction. Nouvelle gouvernance, nouveau sélectionneur et réformes profondes sont désormais au cœur d’un chantier immense pour sauver la Nazionale avant l’Euro 2028 mais surtout la Coupe du Monde 2030.
La blessure est désormais ouverte à vif dans tout le pays. L’élimination de l’Italie face à la Bosnie en finale des barrages de qualification pour la Coupe du Monde 2026 a provoqué un traumatisme collectif dont l’Italie peine encore à mesurer l’ampleur malgré les énormes déconvenues face à la Suède et la Macédoine du Nord. La défaite aux tirs au but à Zenica ne représente pas seuleme
nt une élimination sportive. Elle symbolise surtout l’effondrement progressif d’un système qui refuse de se réformer depuis plus d’une décennie. Dans un pays où le football fait partie de l’identité nationale, voir la Nazionale manquer une troisième Coupe du Monde consécutive est vécu comme une humiliation historique. Les images de supporters furieux devant le siège de la fédération à Rome, lançant des œufs contre les murs du bâtiment, ont résumé la colère populaire. L’Italie belle, attirante et unique, qui faisait autrefois trembler le monde avec des mythes comme Paolo Maldini, Francesco Totti, Alessandro Del Piero ou Roberto Baggio, semble aujourd’hui perdue dans un désert sportif qui pourrait durer 16 ans entre deux participations mondiales.
Cette nouvelle catastrophe a provoqué une onde de choc jusque dans les plus hautes sphères du calcio. Accusé d’incarner l’immobilisme de la fédération et sous pression par plusieurs politiciens, journalistes, consultants et anciens joueurs, Gabriele Gravina a finalement annoncé sa démission de la présidence de la FIGC, lors d’une réunion extraordinaire à Rome. Dans la foulée, Gennaro Gattuso va aussi quitter son poste de sélectionneur, emporté par l’échec de sa mission et par la crise institutionnelle qui secoue tout le football italien. Le chef de délégation, Gianluigi Buffon, a également communiqué son départ, preuve que la reconstruction sera totale. Les prochaines élections fédérales, prévues le 22 juin, doivent désormais ouvrir une nouvelle ère. Le défi est aussi que la mission s’annonce quasi impossible. Il ne s’agit plus seulement de trouver un nouveau président ou un nouveau sélectionneur. La reconstruction consiste aussi à amener une structure capable de réformer la formation, moderniser le championnat et redonner une vision à un football qui s’est enfermé dans ses traditions dépassées.
Un cador politique mais surtout sportif
Dans ce paysage en ruines, un nom s’impose avec une évidence presque politique. Celui de Giovanni Malagò. L’ancien président du Comité olympique national italien apparaît aujourd’hui comme le candidat idéal pour relancer le football italien. Son bilan à la tête du mouvement olympique reste spectaculaire. Sous sa direction, l’Italie a battu son record historique de médailles lors des Jeux de Tokyo 2020 et de Paris 2024 et a atteint un total inédit aux Jeux d’hiver à Milan-Cortina il y a quelques mois à la maison. Dirigeant expérimenté, fin stratège et figure respectée dans toutes les institutions sportives internationales, Malagò possède un profil que peu de responsables italiens peuvent revendiquer. Sa capacité à mobiliser les athlètes, les entraîneurs et les fédérations en fait un gestionnaire redoutablement efficace. Une aubaine et un pied de nez çà Gravina qui critiquait les autres sports qui, pourtant, performent énormement depuis une dizaine d’années dont le basket, le volley, le tennis et le baseball. Dans un système où les intrigues politiques ont trop souvent bloqué les réformes, son arrivée pourrait apporter l’autorité et la vision nécessaires. Face à lui, deux autres noms circulent pour la succession de Gravina, ceux de Giancarlo Abete, président de la Ligue nationale amateur, et de Matteo Marani, dirigeant de la Lega Pro. L’ancienne légende Gianni Rivera a également officialisé sa candidature en affirmant être « prêt » avec « un programme bien précis », centré sur la formation technique des jeunes joueurs, estimant que « les écoles de football n’enseignent pas la technique ». Lire la suite sur https://www.footmercato.net/a6673015537424122170-litalie-a-deja-trouve-ses-futures-nouvelles-grosses-tetes
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