Lors d’une patrouille conduite par le Sous-lieutenant Coulibaly Fonon Amara, nouvellement nommé à la tête de l’Unité de Gestion Forestière (UGF) de Yapo-Abbé, le 17 janvier 2026, a permis d’interpeller quatre personnes en pleine activité de défrichement et de mise en culture dans l’aire protégée.
La forêt classée de Yapo-Abbé, poumon vert d’Agboville, reste sous haute surveillance. Samedi dernier, quatre individus ont été interpellés en flagrant délit de défrichement et déférés devant la justice.
Une opération qui illustre la fermeté des autorités
La patrouille menée par le Sous-lieutenant Coulibaly Fonon Amara, fraîchement installé à la tête de l’Unité de Gestion Forestière (UGF) de Yapo-Abbé, n’a laissé aucune place à l’impunité. Les quatre individus ont été surpris en pleine activité de défrichement, installant des cultures et même des habitats dans une zone pourtant strictement interdite. Leur arrestation immédiate et leur déferrement au parquet d’Agboville témoignent de la volonté des autorités de mettre fin à ces pratiques illégales. Le jugement, prévu le 22 janvier 2026, sera suivi de près, car il incarne la détermination du Centre de Gestion d’Agboville à renforcer la lutte contre les occupations clandestines. Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de protection du couvert forestier, alors que la Côte d’Ivoire perd chaque année des milliers d’hectares de forêt au profit de l’agriculture extensive, notamment du cacao.
Yapo-Abbé, un patrimoine naturel en péril
Située à proximité d’Agboville, la forêt classée de Yapo-Abbé est l’une des dernières zones forestières protégées du pays, réputée pour sa biodiversité exceptionnelle. Elle abrite des espèces emblématiques comme les chimpanzés et plusieurs variétés de primates, mais aussi une flore rare qui contribue à l’équilibre écologique de la région. Pourtant, ce sanctuaire est menacé par le déboisement agricole, le braconnage et les installations illégales. La SODEFOR, en charge de sa gestion, multiplie les initiatives : patrouilles régulières, opérations de reboisement, campagnes de sensibilisation auprès des populations riveraines et formations pour impliquer les communautés locales dans la préservation de ce patrimoine. Malgré ces efforts, les pressions économiques et sociales continuent de fragiliser la forêt. L’affaire des quatre individus arrêtés rappelle que la protection de Yapo-Abbé ne peut se limiter à des actions ponctuelles, mais nécessite une mobilisation constante et une prise de conscience collective. « Chaque acte de défrichement illégal est une menace directe pour notre biodiversité. La protection de Yapo-Abbé est une responsabilité collective », a déclaré une source proche de la gestion forestière. Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/societe/117595-agboville-quatre-individus-arretes-pour-defrichement-illegal-dans-la-foret-classee-de-yapo-abbe