Le sergent-chef Gnahoré Hermann Martial en service au commissariat de police du 1er arrondissement d’Abengourou, s’est tiré une balle dans la tête, le dimanche 1er novembre 2026, au Plateau, devant son ami et son fils.
La fête de la Toussaint a été endeuillée par un drame à Abengourou, capitale de la région de l’Indénié-Djuablin. Le sergent-chef Gnahoré Hermann Martial, en service au commissariat de police du 1er arrondissement de la ville, sâ
€™est donné la mort par arme à feu, le dimanche 1er novembre 2026, au quartier Plateau. Son geste s’est produit sous les yeux de son fils, de son ami douanier et de plusieurs autres personnes, laissant son entourage sous le choc.
Un comportement particulièrement inquiétant
Selon les informations recueillies auprès de sources proches du dossier, le fonctionnaire de police présentait, depuis environ une semaine, un comportement particulièrement inquiétant. Il aurait, à plusieurs reprises, exprimé des intentions suicidaires et menacé de mettre fin à ses jours. Une situation qui aurait suscité de vives inquiétudes parmi ses collègues et ses proches.

La veille du drame, le samedi 31 octobre, le sergent-chef avait pris part au mariage de son ami douanier. Toutefois, compte tenu de son état préoccupant et de ses menaces répétées, un autre fonctionnaire de police aurait pris la décision de lui retirer son arme de service. Celle-ci aurait ensuite été conservée au service des armes de la préfecture, dans le but de prévenir tout passage à l’acte.
Le policier aurait adressé, tard dans la nuit précédant le drame, un message à son ami douanier, lui faisant comprendre qu'il s'agissait de son dernier message
Malgré cette précaution, les événements ont pris une tournure tragique le lendemain. Toujours selon nos sources, le policier aurait adressé, tard dans la nuit précédant le drame, un message à son ami douanier, lui faisant comprendre qu'il s'agissait de son dernier message. Un signal qui, rétrospectivement, laisse apparaître la gravité de la situation dans laquelle il se trouvait.
Dans la matinée du dimanche 1er novembre, Gnahoré Hermann Martial serait allé récupérer son arme. Aux environs de 10 heures, une fois arrivé à son domicile, au quartier Plateau, il aurait contacté téléphoniquement son ami douanier pour lui annoncer son intention de se donner la mort.
Deux tirs en l’air
Pris de panique à la suite de cet appel, le douanier aurait immédiatement abandonné ses occupations pour se rendre au domicile du policier. À son arrivée, il aurait découvert son ami dans une situation particulièrement préoccupante. Apercevant le douanier, le sergent-chef aurait alors effectué deux tirs en l'air.
Face à cette scène, son ami aurait tenté de le raisonner. Il se serait notamment mis à genoux pour le supplier de renoncer à son projet et de ne pas commettre l'irréparable. Mais ses supplications n'ont malheureusement pas permis d'empêcher le drame.
C'est ainsi que, devant plusieurs témoins, dont son fils et son ami douanier, le fonctionnaire de police aurait retourné son arme contre lui et tiré au niveau de la tempe
Les détonations avaient entre-temps attiré l'attention des riverains et des personnes présentes dans les environs. C'est ainsi que, devant plusieurs témoins, dont son fils et son ami douanier, le fonctionnaire de police aurait retourné son arme contre lui et tiré au niveau de la tempe. Il se serait immédiatement écroulé, succombant à ses blessures. Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/faits-divers/127118-drame-a-abengourou-un-sergent-chef-de-police-se-tire-une-balle-dans-la-tete-devant-son-fils-et-son-ami