Mort suspecte de Sarah : son copain douanier soupçonné, le Procureur ouvre une enquête
Postée le 03-03-2026 / 14 Vues

La disparition brutale de Bamba Massandjé, dite Sarah, 26 ans, mère d’un enfant de 4 ans, continue de susciter émoi et interrogations. Décédée le mercredi 18 février 2026 dans des circonstances troublantes, la jeune commerçante aurait perdu la vie à la suite d’un accident de la circulation, selon la version avancée par son compagnon F.A., un douanier en service à Touba. Mais pour la famille de la victime, de nombreuses zones d’ombre entourent ce drame. Face aux soupçons grandissants, le Procureur de la République près le tribunal de Bouaké, Coulibaly, s’est saisi du dossier et a confié l’enquête à la Brigade Anti-Criminelle.

Bamba Massandjé travaillait auparavant comme caissière à  s-divers/115116-touba-le-mdl-yapi-yapo-maxime-se-tire-une-balle-dans-la-tete-apres-une-sanction-disciplinaire>Touba. Ambitieuse et déterminée à s’assumer pleinement, elle avait récemment décidé de s’installer à son propre compte à Korhogo, où elle avait ouvert un magasin. Dans le cadre du développement de son activité, elle effectue, le mardi 17 février 2026, un déplacement à Abidjan pour acheter des mannequins destinés à son commerce.

Elle devait regagner Korhogo par car

Le mercredi 18 février, elle devait regagner Korhogo par car. Mais son compagnon, F.A., douanier en poste à Touba, l’appelle pour lui proposer de l’accompagner dans son véhicule personnel, affirmant être également à Abidjan.

Aux environs de 8 heures, Sarah informe sa mère qu’elle a quitté Abidjan avec son copain et qu’ils sont en route. Vers 11 heures, elle rappelle pour signaler leur arrivée à Bouaké. Ce sera le dernier contact entre la mère et sa fille.

Il affirme qu’ils viennent d’être victimes d’un grave accident à la sortie de Bouaké

Selon les proches, aux alentours de 16h45, une amie de Sarah reçoit un appel du douanier. Il affirme qu’ils viennent d’être victimes d’un grave accident à la sortie de Bouaké. Il se veut rassurant : Sarah aurait seulement une fracture au pied et quelques égratignures à la tête.

Inquiètes, la mère de Sarah et son amie embarquent vers 18 heures dans le premier car en direction de Bouaké, espérant retrouver la jeune femme à l’hôpital. Elles arrivent à minuit et contactent le douanier. Mais au lieu d’être conduites vers un centre de santé, elles sont récupérées par deux amis du douanier, dont un certain Diomandé, en possession du téléphone de F.A., et amenées dans un commissariat de la ville.

 

L’incompréhension s’installe

Là encore, l’incompréhension s’installe. Les deux hommes entrent dans le commissariat, laissant les femmes attendre dans la voiture. Après plus d’un quart d’heure, elles sont invitées à entrer. La mère, pensant d’abord à un malentendu administratif, est loin d’imaginer la suite.

Un policier lui annonce finalement la terrible nouvelle : « Maman, désolé, ta fille a fait un accident et elle est morte. » Le choc est immense.

Dévastée, la mère souhaite immédiatement voir le corps de sa fille

Dévastée, la mère souhaite immédiatement voir le corps de sa fille. Il est alors environ 1 heure du matin. Les amis du douanier la dissuadent, évoquant l’heure tardive et promettant de l’y conduire au matin. Les deux femmes sont ensuite logées dans une résidence voisine de celle des accompagnateurs.

Toute la nuit, la mère pleure. Selon son témoignage, les deux hommes tentent de la calmer en lui assurant que le douanier prendra tout en charge et lui construirait même une villa. Des propos qu’elle rejette catégoriquement, affirmant ne vouloir qu’une chose : voir le corps de sa fille.

 

Des requêtes restent sans suite

Le jeudi 19 février, elle renouvelle sa demande d’être conduite à la morgue. Mais ses requêtes restent sans suite. On lui évoque des « démarches administratives » et l’interdiction de voir le corps. La journée s’écoule sans qu’elle puisse confirmer de ses propres yeux le décès de Sarah.

Le vendredi 20 février, jour de la levée du corps, les parents se rendent très tôt à la morgue indiquée. Surprise : on leur affirme que le corps se trouve ailleurs. La famille se rend dans une seconde morgue, où on leur dit finalement que le corps est resté dans la première.

Une scène qui choque profondément les proches

De retour sur les lieux, le frère aîné de Sarah entre et découvre le corps, couché sur un banc, recouvert d’un simple pagne, en état de putréfaction avancée, un ventilateur soufflant à proximité. Une scène qui choque profondément les proches.

Selon la famille, aucune fracture apparente au pied n’était visible, contrairement à ce qui leur avait été annoncé. En revanche, des traces de violence auraient été constatées au niveau de la mâchoire et du visage. Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/societe/118926-mort-suspecte-de-sarah-son-copain-douanier-soupconne-le-procureur-de-bouake-ouvre-une-enquete

 

Mots clés: #Sarah #Procureur #Bouaké
Source : LINFODROME
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