Tanda : les enfants d’un village fuient l’école à la suite d’une série de décès touchant les adolescents
Postée le 24-01-2023 / 56 Vues

Certains parents d’élèves ont demandé à leurs enfants de ne pas aller à l’école à Djadoubango, suite à une maladie mystérieuse touchant les adolescents et ayant fait 8 décès dans ce village, en l’espace de deux semaines.

La psychose règne actuellement à Djadoubango, village d’environ 500 habitants, situé à 12 kilomètres de Tanda, dans la Région du Gontougo. En l’espace de deux semaines, 8 personnes dont l’âge varie entre 9 et 18 ans ont été emportées par une maladie mystérieusement dont les causes restent encore inconnues.

Les victimes ont présenté les mêmes symptômes

Un peu comme  rome.com/societe/82860-bouake-une-epidemie-tue-5-enfants-dans-un-village-15-autres-luttent-contre-la-mort-au-chu>Kpo-Kahankro, village situé à 7 kilomètres sur l’axe Bouaké-Djebonoua, qui a perdu, début décembre 2022, plusieurs enfants, Djadoubango vit des moments d’angoisse.

Selon l’AIP qui livre cette information, les témoignages recueillis auprès des familles éplorées font état de ce que les victimes ont présenté les mêmes symptômes, à savoir une température élevée du corps, un mal de tête, des vomissements avant le décès brusque.

A en croire le confrère, en attendant les résultats des analyses, la consternation est totale et des parents ont demandé à leurs enfants de ne pas aller à l’école.

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Face à ces nombreuses pertes en vie humaine « jamais enregistrées » dans cette localité, les habitants de Djadoubango ne savent pas à quel saint se vouer. « Au début, nous pensions que c’était des morts naturelles. Depuis, le 08 janvier 2023, nous enregistrons huit morts d’enfants dans ce village », a dit le président des jeunes du village, Kouassi Kra Bertin.

« J’ai peur et je ne sais à quel saint me vouer »

Alors que Adjama Djakalia Ouattara venait de perdre sa fille Kossonou Mariam, il a été, de nouveau, frappé par le malheur le lendemain samedi 21 janvier 2023, suite au décès du grand frère de la défunte, Kossonou Moussa. Un père vraiment éprouvé par les décès successifs de ses deux enfants.

« Hier, c’était Kossonou Mariam (10 ans en classe de CE1) et aujourd’hui, Kossonou Moussa (15 ans en classe de CM2). J’ai peur et je ne sais à quel saint me vouer », s’est-il lamenté.

Le confrère a appris à Linfodrome qu’une équipe médicale du district sanitaire de Tanda a mené des prélèvements sur les lieux des drames et les a transmis à Abidjan pour recueillir des informations supplémentaires.

Pour l’heure, les populations vivent la peur au ventre, dans la hantise de la mort.

Adolphe ANGOUA

 

Mots clés: #Tanda
Source : AIP
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