6 milliards disparus : les zones d’ombre qui secouent la SRCI
Postée le 10-04-2026 / 50 Vues

Les débats du procès de la gestion de la SRCI, où 6 milliards de FCFA ont été détournés, montrent des failles dans le système de contrôle des fonds. Mme Bah Laure, ancienne dirigeante de l’entreprise d’hévéaculture, risque 20 ans de prison.

Procès SRCI : une affaire explosive qui inquiète les investisseurs

Ancienne gérante de SRCI, société spécialisée dans l’hévéaculture, Bah Laure est accusée d’avoir détourné une partie importante des fonds mis à disposition par un investisseur basé aux États-Unis. Selon les éléments présentés à l’audience, un montant cumulé de plus de 9 milliards de FCFA avait été mobilisé pour la production de 5 000 hectares d’hévéa.

Cependant, les résulta ts seraient largement en deçà des attentes. D’après l’avocat du plaignant, à peine un peu plus de 1 000 hectares auraient été effectivement réalisés, pour un coût estimé à un peu plus d’un milliard de FCFA. Plus de 6 milliards de FCFA resteraient ainsi sans justification claire.

La partie plaignante soutient également que l’accusée se serait constituée un important patrimoine personnel au cours de sa gestion, notamment à travers des investissements dans l’immobilier et le commerce de véhicules de luxe.

Un témoignage qui vire à l’arrestation

L’audience a été marquée par un rebondissement inattendu. Un chef d’agence d’Ecobank, cité comme témoin, a été interpellé immédiatement après son audition, ses déclarations ayant suscité de vives interrogations de la part du tribunal.

À la barre, le banquier a reconnu avoir entretenu des relations financières avec l’accusée. Il a ainsi indiqué avoir contracté auprès d’elle un prêt de 56 millions de FCFA, prélevé sur les comptes de la SRCI, puis un second prêt de 6 millions de FCFA provenant du compte personnel de Bah Laure.

Selon ses explications, il s’était engagé à rembourser un montant total de 75 millions de FCFA après un an. Un engagement qui n’aurait pas été respecté dans les délais, conduisant à un différend porté devant la police.

Le remboursement aurait finalement été effectué en plusieurs tranches. Le témoin affirme avoir versé environ 40 millions de FCFA sur les comptes de la SRCI, tandis qu’un montant de 30 millions de FCFA, correspondant aux intérêts du prêt, aurait été transféré sur le compte du fils mineur de l’accusée.

Un point qui a suscité la controverse à l’audience. Pour l’avocat du plaignant, ces intérêts auraient dû revenir à la SRCI, puisque les fonds prêtés provenaient en grande partie de ses comptes. Il y voit la preuve d’une gestion opaque de la société. Lire la suite sur https://www.afrique-sur7.fr/6-milliards-disparus-les-zones-dombre-qui-secouent-la-srci

 

Mots clés: #SRCI
Source : Afrique-sur7.ci
Autres articles