A Séguéla, une mutation administrative ravive les tensions politiques locales
Postée le 19-01-2026 / 22 Vues

À Séguéla, la mutation d’un agent municipal suscite une polémique sur fond de soupçons de règlement de comptes politiques, que la mairie dément, invoquant une décision strictement administrative.

À Séguéla, dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, la mutation d’un agent municipal de l’état civil vers les services techniques a déclenché une vive controverse sur les réseaux sociaux, sur fond de soupçons de motivations politiques.

Confiscation

L’affaire concerne Ibrahima Sory Diomandé, président de l’Union des jeunes RHDP de Séguéla, récemment affecté aux services techniques de la mairie, en qualité d’assistant du chef de service. Pour ses soutie ns, cette décision administrative serait une sanction déguisée, liée à son engagement politique en faveur du candidat officiel du RHDP lors des élections législatives du 27 décembre dernier.

Dans plusieurs publications largement relayées sur Facebook, des militants et sympathisants dénoncent une « confiscation » de la mairie par un groupe d’individus poursuivant des intérêts politiques. Ils estiment que l’administration municipale, censée être neutre, serait utilisée comme un instrument de règlement de comptes, au détriment de la cohésion sociale et du bon fonctionnement des services publics.

Les auteurs de ces textes rappellent que l’équipe municipale actuelle a été élue sous la bannière du RHDP lors des élections municipales de septembre 2023. Selon eux, aucun agent ne devrait être inquiété pour avoir soutenu un candidat investi par ce même parti. Ils appellent les autorités municipales à reconsidérer la décision, au nom de la justice, de l’équité et de l’unité au sein de la commune.

Une série de plaintes

Face à ces accusations, le Cabinet de Madame le Maire a publié un communiqué pour réfuter toute motivation politique. La mairie affirme que la mutation n’est liée « à aucune opinion politique » de l’agent concerné, mais fait suite à « une série de plaintes d’usagers » concernant son comportement dans l’exercice de ses fonctions à l’état civil.

Selon le communiqué, les supérieurs hiérarchiques de l’agent auraient, à plusieurs reprises, tenté de corriger ses manquements, sans succès. Le Cabinet souligne que la maire aurait pu engager une procédure de licenciement pour faute grave, mais a préféré opter pour un changement de poste, présenté comme une mesure corrective et non punitive. Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/politique/117510-a-seguela-une-mutation-administrative-ravive-les-tensions-politiques-locales

 

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Source : LINFODROME
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