La Mutuelle des Douanes de Côte d’Ivoire (MUDCI) a réagi aux informations faisant état d’un présumé détournement de 800 millions de FCFA au sein de l’institution. Dans une note d’information datée du 22 septembre 2026, le Conseil d’administration affirme que le montant évoqué correspond en réalité à deux opérations financières distinctes, réalisées en 2017.
Selon le document, ces opérations sont constituées d’un mandat de gestion de 700 millions de FCFA confié à BNI Gestion le 2 juin 2017, et d’un dépôt à terme de 100 millions de FCFA constitué le 30 mars 2017 auprès de Diamond Bank, devenue NSIA Banque.
Les 700 millio
ns de FCFA font l’objet d’un contentieux judiciaire
Concernant le mandat de gestion de 700 millions de FCFA, la MUDCI indique qu’un contentieux judiciaire l’oppose actuellement à BNI Gestion au sujet de l’existence effective de cette opération.
La Mutuelle précise toutefois qu’une expertise financière ordonnée par la justice a confirmé la présence de ce montant dans les comptes de BNI Gestion au profit de la MUDCI.
Le Tribunal de commerce avait, selon la note, rendu une décision condamnant BNI Gestion au paiement de différentes sommes à la MUDCI, dont les 700 millions de FCFA litigieux.
Après un appel interjeté par BNI Gestion, l’arrêt rendu a ensuite été cassé à la suite d’un pourvoi formé par la MUDCI. Le dossier est désormais pendant devant la juridiction d’appel de renvoi du Tribunal de commerce.
Les 100 millions de FCFA sont toujours inscrits dans les comptes de la MUDCI
Pour les 100 millions de FCFA, la MUDCI indique qu’il s’agit d’un dépôt à terme constitué auprès de Diamond Bank, devenue NSIA Banque, le 30 mars 2017.
Selon le Conseil d’administration, ce dépôt demeure inscrit au titre des avoirs de la MUDCI auprès de l’établissement concerné. Les produits financiers qui y sont liés sont également retracés dans les livres comptables de la Mutuelle.
La MUDCI précise que les relevés bancaires relatifs à cette opération restent disponibles auprès de ses services.
La MUDCI conteste l’assimilation à un détournement
Au regard de ces éléments, le Conseil d’administration estime qu’aucun élément disponible ne permet d’établir que les 800 millions de FCFA auraient été détournés ou appropriés par un dirigeant, un agent ou toute autre personne physique de la MUDCI.
La Mutuelle appelle également à distinguer cette affaire d’autres éléments récemment évoqués dans certaines publications.
Elle précise notamment que les sanctions administratives prononcées récemment à l’encontre de certains agents de la MUDCI concernent des faits distincts et ne constituent ni la conséquence ni la confirmation du présumé détournement de 800 millions de FCFA évoqué dans certaines publications.
De même, les observations contenues dans le rapport du commissaire aux comptes concernent, selon la MUDCI, les opérations examinées dans le cadre de sa mission et doivent être appréciées au regard de leurs propres conclusions.
Le Conseil d’administration insiste ainsi sur la nécessité de ne pas établir de rapprochement entre les 800 millions de FCFA, les sanctions administratives visant certains agents et les conclusions du rapport du commissaire aux comptes, ces trois dossiers étant, selon lui, distincts par leur nature et leurs fondements. Lire la suite sur https://connectionivoirienne.net/2026/09/23/affaire-des-800-millions-fcfa-a-la-mudci-la-mutuelle-des-douanes-apporte-des-precisions/
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