La Côte d’Ivoire vers la porte de sortie de la liste grise du GAFI ?
Entre destabilisation du secteur financier de l’économie, volatilité et perte de confiance du système financier : un important manque à gagner financier pour l’Etat …
L’argent sale ou encore le blanchiment d’argent déstabilise considérablement l’économie ivoirienne malgré le dispositif étatique de lutte mis en place. Ce sujet d’importance capitale était au centre d’un débat organisé samedi 29 août, à l’hôtel Tiama Plateau par l’organisation La Société civile l’africanisme dirigée par Alafe Wakili.
Quatre débateurs ont instruit le public composé d’étudiants et d’organisations de la société civile.
Il s’agit de Bomisso Tiak
o Fiacre chargé d’étude à la Haute autorité pour le bonne gouvernance, le Commissaire divisionnaire major Djobi Irié François, Conseiller technique du président de la Centif, professeur PRAO Yao Séraphin professeur titulaire d’économie à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké puis Souhoune Serge Abraham juge au Pôle pénal économique et financier.
Il ressort des débats que la question du blanchiment d’argent est un sujet d’intérêt national qui a d’énormes conséquences aussi bien sur l’économie du pays que sur le quotidien des populations parce qu’il occasionne une « inflation artificielle ».
Conséquence, le pays est placé sur la liste grise du GAFI (Groupe d’action financier) qui a pour rôle de contrôler les flux financiers illicites et la corruption. Mais le pays pourrait en sortir d’ici le mois d’octobre suite à l’important dispositif de lutte mis en place par la Côte d’Ivoire.
<< Le blanchiment d’argent déstabilise l’économie au niveau macro-économique en agissant sur le secteur financier. Il crée la volatilité du système financier », a affirmé professeur Prao Yao Séraphin à cette occasion.
Un dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent existe et fonctionne bien
En dépit de la persistance du fléau, un dispositif étatique de lutte existe, selon les conférenciers et qui fonctionne très bien, permettant de traquer tous ceux qui évoluent dans ces crimes financiers.
Selon M.Souhoume du Pôle pénal économique et financier le dispositif étatique de lutte contre le blanchiment d’argent fonctionne très bien et permet de mener efficacement la lutte.
Pour étayer ses arguments, il a pris l’exemple du travail effectué par le Ppef (Pôle pénal économique et financier). Il a annoncé des saisies évaluées à coût de milliards de FCFA dont un navire, des hôtels. Lesquelles sont faites au profit de l’Etat de Côte d’Ivoire traduisant non seulement l’efficacité du dispositif mais également l’ampleur du fléau.
Il préconise une intensification de la lutte qui doit évoluer et s’adapter à l’évolution du fléau.
Quant à Djobi Irié François de la Centif, il a mis en avant les nombreux efforts consentis par l’Etat ivoirien pour combattre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Il a fait savoir que le processus de lutte a débuté depuis 2001. Et que contrairement à des pays développés qui sont à leur cinquième cycle d’évaluation la Côte d’Ivoire elle, n’est qu’à son deuxième cycle d’évaluation et est aussi à sa troisième réforme dans ce processus de lutte. <
Conséquences et moyens de lutte contre le blanchiment des capitaux
Selon professeur Prao Yao Séraphin, la question du blanchiment d’argent a placé le pays sur la liste grise du GAFI en 2024.
Cette situation a d’énormes conséquences sur l’économie du pays qui se résument notamment par :
Le risque pays augmente, ce qui signifie que tous ceux qui veulent placer leur argent en Côte d’Ivoire vont exiger un surcoût. Il y aura un problème au niveau des financements pour le pays. Lire la suite sur https://connectionivoirienne.net/2026/09/02/cote-divoire-comment-le-blanchiment-de-capitaux-destabilise-leconomie-malgre-le-dispositif-de-lutte-mis-en-place/
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