L’eurodéputée française Anne-Sophie Frigout rejette l’accord de pêche proposé entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne. Dans une intervention au Parlement européen, la députée a dénoncé un accord déséquilibré qui pourrait pénaliser la Côte d’Ivoire. Pour elle, il n’est pas question de valider cet accord.
Côte d’Ivoire : l’accord de pêche avec l’UE dénoncé par la députée Anne-Sophie Frigout
La députée française Anne-Sophie Frigout s’oppose catégoriquement au projet d’accord de pêche entre l’Union européenne et la Côte d’Ivoire soumis au parlement européen. Elle dénonce un accord injuste qui, selon
elle, ne profitera pas aux Ivoiriens. « Je refuse catégoriquement que l’argent des Européens finance cette injustice. Je voterai donc contre ce projet irresponsable. Protégeons les Ivoiriens chez eux et protégeons nos frontières chez nous », a déclaré Anne-Sophie Frigout.
On nous demande de valider un budget de 3 millions d’euros. Pourquoi faire ? Pour permettre aux navires européens de piller les ressources marines de la Côte d’Ivoire, et ce au prétexte d’une pêche soi-disant durable. C’est faux. Totalement faux.
Anne-Sophie Frigout
Selon ses dires, la vérité cachée derrière cet accord est que « cet argent européen ne servira pas aux populations locales ». « Bien au contraire, ce pillage de leurs lieux de pêche va aggraver la pauvreté sur place et pousser encore et toujours plus de personnes désœuvrées à immigrer en Europe », a affirmé l’eurodéputée.
Que retenir de l’accord de pêche dénoncé par Anne-Sophie Frigout ?
Le protocole de pêche signé entre l’Union européenne et la Côte d’Ivoire marque une nouvelle étape dans la coopération bilatérale. Après l’expiration du précédent accord en juillet 2024, les deux parties ont engagé des négociations qui ont abouti à un texte appliqué provisoirement depuis juin 2025. Ce protocole, d’une durée de six ans, fixe les conditions d’accès des navires européens à la zone économique exclusive ivoirienne et encadre les pratiques de pêche afin de garantir une exploitation raisonnée des ressources halieutiques.
Concrètement, le protocole autorise 25 thoniers senneurs congélateurs et 7 palangriers de surface à opérer dans les eaux ivoiriennes. Ces navires sont principalement attribués à l’Espagne, la France et le Portugal, pays dont les flottes sont historiquement présentes dans la région. L’accord vise à maintenir une activité économique importante pour les armateurs européens tout en respectant les capacités de prélèvement fixées par les autorités ivoiriennes. Lire la suite sur https://www.afrique-sur7.fr/cote-divoire-une-deputee-francaise-denonce-le-pillage-des-ressources-halieutiques-par-lue
Mots clés: #UE #Anne-Sophie Frigout