Il plaide un malentendu. Gianluca Prestianni (20 ans), ailier du Benfica Lisbonne, s'est défendu d'avoir tenu des propos racistes contre Vinicius lors du barrage aller de la Ligue des champions contre le Real Madrid (0-1), mardi. L'attaquant brésilien l'accuse de l'avoir traité de si
nge (mono en espagnol) après avoir caché sa bouche sous son maillot pour que personne ne puisse lire sur ses lèvres. Ce que l'Argentin a démenti dans un message posté sur Instagram quelques heures plus tard. Selon lui, le Madrilène a mal compris ses paroles.
Je n'ai jamais eu de propos racistes envers qui que ce soit
Je tiens à préciser que je n'ai à aucun moment proféré d'insultes racistes à l'encontre du joueur Vinicius Júnior, qui a malheureusement mal interprété mes propos, a-t-il écrit dans une story. Je n'ai jamais eu de propos racistes envers qui que ce soit et je regrette les menaces que j'ai reçues de la part de joueurs du Real Madrid.
Benfica a répondu à son message en lui apportant un soutien public sur les réseaux sociaux. Ensemble, à tes côtés, a écrit le club sur X. L'arbitre de la rencontre, François Letexier a activé le protocole anti-racisme et temporairement interrompu le match après les plaintes de Vinicius. Kylian Mbappé a aussi pris la défense de son équipier en prenant à partie Prestianni pendant la rencontre (tu es un putain de raciste) puis en livrant son témoignage en conférence de presse.
Le 25 de Benfica, dont je n'ai pas envie de dire le nom parce qu'il ne le mérite pas, a commencé à mal parler, a expliqué le champion du monde 2018. Ce qui arrive dans le foot. Mais après, il a mis son maillot au-dessus de sa bouche pour dire que Vinicius est un singe. Cinq fois. Je l'ai entendu, et des joueurs de Benfica l'ont entendu aussi. Ce joueur ne mérite pas de rejouer la Ligue des champions. Vis-à-vis de tout le monde, des enfants, on doit être des exemples. Sinon, les valeurs du football ne valent plus rien.
Selon Aurélien Tchouaméni, Enzo Prestianni se serait défendu en assurant avoir prononcé le mot maricon (pédé) et non pas mono (singe). Selon le réglement de l'UEFA sur la sûreté et la sécurité les joueurs ou les officiels des équipes reconnus coupables d'un comportement raciste doivent être suspendus au moins pour dix matches (ou une période correspondante pour les représentants des clubs). Mais rien ne dit que Prestianni sera sanctionné puisque sa bouche était cachée au moment de l'insulte supposée.
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