Trafic de médicaments : neuf (09) pharmaciens répondent devant le Tribunal
Postée le 29-01-2026 / 194 Vues

Poursuivis pour fourniture, stockage, distribution et vente de produits pharmaceutiques en déhors du circuit officiel, blanchiment de capitaux ainsi que faux et usage de faux dans les documents administratifs, neuf prévenus dont huit hommes et une femme ont comparu ce mercredi 28 janvier 2026, selon le confrère Fernand Dédeh, devant le Tribunal, tous en libertés. 

Au coeur de l'audience, le Tribunal a entendu le Dr Okon Amany Landry, Pharmacien et Chef du Service St Jean-Baptiste de Bodo à Tiassalé au moment des faits en mars 2023, ainsi que M. Diomandé Brahima, Chef du Département des Affaires Juridiques et du Contentieux de la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (NPSP), représentant la Partie Civile.

Le Dr Okon a expliqué les circonstances de son interpellation le 13 mar s 2023. Chargé de la Gestion des stocks et du suivi des approvisionnements, il avait passé une commande urgente destinée à renforcer les réserves en vue d'une campagne de lutte contre les fistules obstétricales.

Selon lui, un collègue de l'hôpital d'Aboisso, l'avait sollicité pour un appui en médicaments.

Au lieu de transiter par Tiassalé comme le prévoit la procédure, le camion transportant les produits avait fait une escale à Abidjan pour y déposer les médicaments destinés à Aboisso. A la barre, le prévenu s'est justifié: il soutenait simplement un collègue. Interrogé par le Parquet sur les raisons pour lesquelles ce collègue n'avait pas effectué lui-même une commande d'urgence, il a répondu: parce qu'il n'était pas solvable. Nous, au niveau de l'hôpital de Tiassalé, nos factures sont entièrement payées. 

La NPSP tire la sonnette d'alarme 

Face à ces explications, le représentant de la NPSP, M. Diomandé Brahima, a dénoncé une situation qu'il qualifie de très préoccupante pour la profession pharmaceutique. Des médicaments sortis de la NPSP Côte d'Ivoire se retrouvent ailleurs. Des pharmaciens ont commandé des médicaments et les produits ne sont pas arrivés à destination, a-t-il déclaré devant le Tribunal.

Il a ajouté que la NPSP avait saisi la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD) afin de surveiller les personnes soupçonnées d'alimenter ce circuit parrallèle.

Selon lui, elle a découvert que les médicaments sortis de nos  entrepôts n'arrivent pas à destination.

Débat juridique autour des échanges de stocks

Les avocats de la Défense ont, pour leur part, insisté sur les pratiques courantes d'échanges de médicaments entre hôpitaux publics, souvent effectuées en cas d'urgence. Mais M. Diomandé Brahima a rappelé le cadre légal: c'est interdit de faire les échanges des produits. Mais celà peut se faire sous le contrôle de la NPSP Côte d'Ivoire. Une affirmation que l'un des avocats a remise en question, relevant une contradiction avec le manuel de procédure: le Manuel de Procédure indique que dans le cas des commandes d'urgence, les échanges sont possibles. La NPSP n'intervient pas, a-t-il souligné. Lire la suite sur https://www.lemandatexpress.net/2026/01/28/trafic-de-medicaments-9-pharmaciens-repondent-devant-le-tribunal/

 

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Source : Lemandatexpress.net
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