Les acquéreurs et propriétaires terriens ont dénoncé les obstacles posés par la société BACID le jeudi 5 février 2026 qui les empêchent d'accéder à leurs terrains, malgré une décision de justice en leur faveur sur le site du lotissement Nord-Est complémentaire à Bingerville. La gendarmerie, conduite par le lieutenant Inza Traoré, était présente pour encadrer la mobilisation.
Sous un soleil de plomb, les victimes du litige foncier ont élevé la voix. Entre colère et désespoir, elles racontent menaces, violences et humiliations, pointant du doigt la société BACID
et son directeur Salami Rachidi, accusés de les priver de leurs droits malgré le verdict de la justice.
Un conflit qui dure depuis 2019
Depuis sept ans, un litige foncier oppose les propriétaires terriens et les acquéreurs du lotissement Nord-Est complémentaire à la société BACID. Après examen du dossier, la justice a donnée raison aux acquéreurs et ordonné que leurs droits soient respectés. Mais sur le terrain, la situation reste tendue : les bénéficiaires affirment être empêchés d'occuper leurs parcelles par des hommes se réclamant de la société.
« Je veux simplement récupérer ce que mon mari avait acquis de son vivant. »
Les témoignages recueillis sur place traduisent la frustration et la détresse des acquéreurs. « Depuis 2019 que j'ai acquis mon terrain, j'ai tout fait pour obtenir mes papiers jusqu'à l'ACD. En 2024, j'ai commencé à construire, mais des hommes envoyés par la société sont venus me menacer et m'ont agressé physiquement. L'un d'eux m'a poussé dans le trou de fouille que j'étais en train de creuser », raconte un membre du collectif. Une autre victime explique « Mon mari avait commencé la clôture de notre parcelle. Ils ont arraché les bornes, détruits nos travaux et nous ont frappés. Nous avons des vidéos de ces agressions. Nous appelons le ministre de la Construction à agir pour que justice soit faite. »
Le cri des femmes et des veuves
Les femmes, nombreuses sur le site, ont pris la parole pour interpeller les autorités. « Nous avons travaillé à la sueur de notre front pour acheter ces terrains. Aujourd'hui, nous sommes dépossédées. Nous exigeons justice et l'intervention du président Alassane Ouattara et de la Première Dame Dominique Ouattara », a déclaré madame fofié Claudine Madame Aka, veuve Yao, a livré un témoignage poignant « Après le décès de mon mari en 2022, j'ai voulu régulariser notre parcelle. Mais j'ai découvert une clôture établie par la société BACID. J'ai tenté de rencontrer ses responsables, mais ils ont refusé de me recevoir. Je veux simplement récupérer ce que mon mari avait acquis de son vivant. » Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/societe/118112-litige-foncier-a-bingerville-des-acquereurs-denoncent-les-entraves-de-la-societe-bacid-a-achokoi