De violents affrontements ont éclaté entre des autochtones Gnaboa de Gorodi et des allochtones, le dimanche 1er février 2026, au lendemain de l’inhumation d’un fils du village.
Le village de Gorodi, situé sur l’axe Guessabo–Issia, à une quinzaine de kilomètres de la sous-préfecture de Guessabo, a été le théâtre de violents affrontements communautaires le dimanche 1er février 2026. Ces heurts ont opposé des autochtones à des allochtones, au lendemain de l’inhumation d’un fils du village. Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés graves, de nombreuses habitations saccagées et de boutiques inc
endiées, plongeant la localité dans un climat de peur et de désolation.
Les faits
Selon des sources locales concordantes, tout serait parti des événements survenus la veille, le samedi 31 janvier 2026, lors des obsèques d’un membre de la communauté autochtone. Profondément affectés par cette perte, les villageois de Gorodi accompagnaient le défunt à sa dernière demeure au cimetière du village, conformément aux rites funéraires en vigueur. C’est au cours de cette cérémonie que les tensions auraient commencé à naître.

Alors qu’ils procédaient à l’inhumation, les autochtones auraient aperçu un jeune dozo, chasseur traditionnel, dissimulé dans la broussaille, observant la scène. Cette présence jugée suspecte dans un moment aussi sensible a profondément choqué les villageois. Considérant cet acte comme une intrusion et une provocation, ils auraient décidé de désarmer le dozo avant de le relâcher.
Le lendemain dimanche, des groupes d’allochtones se seraient organisés pour mener des représailles contre les autochtones
Ce dernier se serait ensuite rendu auprès des siens pour relater l’incident. Dans la communauté allochtone, le désarmement du chasseur a été perçu comme une humiliation grave. La situation, déjà tendue, a alors pris une tournure dramatique. Le lendemain dimanche, des groupes d’allochtones se seraient organisés pour mener des représailles contre les autochtones.
Les affrontements qui ont suivi ont été d’une rare violence. Des habitations appartenant à des autochtones ont été saccagées, des boutiques pillées puis incendiées, et plusieurs personnes ont été grièvement blessées. Selon les témoignages, au moins cinq blessés graves ont été enregistrés et évacués vers des structures sanitaires pour une prise en charge urgente. Des familles entières ont dû fuir leurs domiciles, abandonnant biens et effets personnels pour se mettre à l’abri.
La prompte intervention de la gendarmerie
N’eût été la prompte et l’intervention des forces de l’ordre, le bilan aurait pu être encore plus lourd. Informés de la situation, les éléments de l’escadron 1/2 de la gendarmerie nationale se sont rapidement déployés à Gorodi afin de rétablir l’ordre et de mettre fin aux violences. Leur présence a permis de contenir les affrontements et d’éviter une escalade incontrôlée.
Une enquête a été immédiatement ouverte par les autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ces événements et situer les responsabilités des différents protagonistes. Les forces de sécurité ont également renforcé leur dispositif dans la zone pour prévenir toute résurgence des tensions. Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/societe/118039-violents-affrontements-a-gorodi-plusieurs-blesses-graves-enregistres-des-habitations-saccagees